Un scénario

     Je vous envie, quand je vous regarde, vous avez l’air si naturel entre-vous! Vous semblez si sûr de vous. Alors que moi j’hésite. Je pèse mes mots et me reprend, tout le temps. Je passe mon temps à çà « j’aurais du dire », « j’aurais du faire ». J’aimerais être plus drôle, plus naturelle, presque insouciante. J’ai l’impression d’être en train de regarder la vie à travers une fenêtre sans pouvoir rien faire ni dire de bon. Une mauvaise émission télé. Emprisonnée dans un scénario où je n’aurais pas ma place. Au milieu de vous j’ai l’impression d’être l’intruse, le « mouton noir ». Je n’arrive pas à m’accepter. Je suis fatiguée de m’entendre.

Il faut que j’arrête de me voiler la face. J’aurais beau faire de mon mieux, vous aurez beau tout faire pour que je me sente bien parmi vous, j’aurais toujours le sentiment d’être une intruse, de m’être trompée de vie. De m’être trompée. Pire d’avoir usurpée la vie de quelqu’un qui aurait eu tant à donner!

Je suis désolée

Je suis désolée, si elle le fait c’est à cause de moi. Je n’ai pas su l’en dissuader, pire j’en parlais en souriant l’air de rien. Elle en gardera des cicatrices, de fins traits blanc sur le bras témoin de ma lâcheté. Je suis désolée, si désolée.

Prendre

         Chaque chose qu’il dit me blesse toujours autant; à chaque fois qu’il me sort que je suis une bonne à rien que je fous rien je me persuade que de toute façon je suis tellement nulle que même si je le voulais j’y arriverais pas. Tu as réussi à sortir à une de tes filles  »qu’il faudrait la tuer » en rigolant, après tu te justifie que ce que tu voulais dire c’était « qu’il fallait tuer ses conneries » néanmoins ce que tu dis ne s’effacera pas et d’ailleurs heureusement que ma sœur ne l’a pas entendu. Mais si tu me l’avais dit à moi, je me serais suicidée. Car je suis comme çà, je prend tout sur moi et je veux faire « plaisir » aux autres. Oui…çà m’aurait servi de prétexte à moi l’égoïste, la lâche, l’hypocrite.

Quand je vais mal je pense à me poignardé, pour me tuer ou au moins me blesser gravement, et quand je pense à çà et que je me dis que j’en serais peut-être pas capable ça me met dans un rage folle et je pense encore plus à le faire comme si je voulais me le prouver. Tu vois? Si un jour tu me dit que rien ne m’appartient alors je serais surement capable de te rendre ma vie papa.

Why are...

 

Besoin irrationnel

          Parfois je ne vais pas bien, c’est parfois la cause d’un rien, une prise de tête mais ça me met au plus mal. Dans ces moment là je me déteste tellement!

Je me traite d’égoïste parce que j’ai tout pour être heureuse et que j’y arrive pas, alors que beaucoup de personnes garde la tête haute alors qu’elles souffent; de lâche aussi par rapport à me famille et à mes amis; d’hypocrite car des personnes m’aiment et je leur fait du mal; et enfin de folle, je commence vraiment à perdre pied.

          Je me scarifie, et au moment de le faire je me sens calme, comme si ça n’avais pas d’importance que c’était banal. Je ne ressens qu’une douleur brève. J’aime voir mon sang chaque fois que je m’entaille j’espère qu’il y aura un peu plus de sang. J’essaye d’en faire le moins possible, de me contrôler mais je ressens le besoins d’aller plus loin à chaque fois. Ça fait du mal à ma famille et mes amis. Je me sens comme un enfant dont on aurait interdit de piocher dans la boîte de bonbons.

 

Les pierres

Ériger des plaques de pierre polie au-dessus d’enveloppes charnelle nourrissant des vers est inutile de même que croire en l’élévation de l’âme ou je ne sais quoi par le biais d’un seigneur quelconque est débile. Les morts ne peuvent subsister qu’à travers les souvenirs des vivants et quand ceux-ci meurent les souvenirs meurent avec eux; c’est un cercle.

Pluie inlassable

La plupart du temps je préfère restée enfermée chez moi; il n’y a qu’ici que je me sente vraiment à ma place. Je lis, dessine joue à la ps à l’ordi pour en oublier le temps. Car le temps est quelque chose qui me fait peur. On est toujours pressé par le temps dès notre plus jeune âge et on en vient naturellement -je crois- à une sorte de dépendance; il faut toujours savoir l’heure même les repas sont dictés par le temps, c’est un rythme que nous nous imposons comme si c’était naturel. Inlassablement le temps s’écoule, les secondes, les jours, les mois, les années tout s’efface et tout recommence. C’est le léviathan de nos vie.

12345...7

Lachoupie |
Jeunemamantestepourvous |
nerwer332a |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sanieo
| Lefrancaisdolga
| Rubriquecritique